Les quarts centrale

Les quarts centrale servent à maintenir une présence 24h/24 et 7j/7 à la centrale.

La centrale c’est le cœur de la base.

Grâce à ces trois générateurs, le premier qui tourne tout le temps, le second sert lorsque le premier est en maintenance et le troisième en cas de coupure (c’est celui de secours) on a du courant électrique dans toute la base.

Les générateurs Caterpillard
Les générateurs Caterpillar

Il y a aussi la partie du traitement de l’eau de mer.

On utilise un bouilleur pour obtenir de l’eau que l’on traite ensuite par UV.

Système hydrolique
Système hydraulique

Elle n’est pas minéralisée mais ça ne porte pas préjudice à notre santé car il suffit de manger varier pour palier aux carences possibles. Elle nous sert aussi pour tout le système incendie.

La surveillance consiste à effectuer un relevé de compteurs tous les deux heures en remplissant une feuille.

Feuille regroupent les différents relevés
Feuille regroupent les différents relevés
Armoires électrique de la centrale
Armoires électrique de la centrale

Mais il ne suffit pas de regarder bêtement les compteurs, il faut aussi regarder au sol pour repérer d’éventuelle fuite ou trace d’huile.

Le personnelle logistique à des horaires bien précis pour effectuer ces quarts.

En général les horaires sont les suivants : de jour : 6h30 à 8h00; 12h00 à 13h30; 18h30 à 20h00.

de nuit : 20h00 à 6h30 (avec une  journée de récupération le lendemain)

Ces quarts sont planifiés par le Dista (Chef de District en Terre Adélie), c’est à peu près une tous les 10 jours.

L’avantage d’être de nuit, me permet d’avoir accès à l’ordinateur qui possède une connexion à internet.

IMG_1639  Lors de la veille de nuit il faut aussi gérer la radio, c.a.d. si un groupe veut se balader le soir, il faut pointer qui part et faire attention qu’ils sont bien rentrés.

Si des alarmes se déclenche, il faut vérifier l’anomalie et dans certain cas stopper et réarmer l’armoire ou si c’est plus grave, prévenir le chef centrale (à toute heure de la nuit) qui donnera des consignes ou se déplacera si le problème parait grave.

A DDU tout deviens vite compliqué en cas de problème, c’est pour cela qu’il faut effectuer ces veilles très sérieusement afin de ne pas porter préjudice à toutes les personnes de la base.

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Balade sur la banquise

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Afin de profiter de notre dimanche sous le soleil,il a été décidé de s’organiser une sortie rando banquise direction l’île du débarquement.

IMG_1532    Départ 10h40 de DDU. On sera 5 personnes à prendre la direction de l’île du débarquement, lieu emblématique de la conquête de l’Antarctique par la France.

Quand on part de la base, il y a plusieurs zones où on peut se rendre soit à deux ou trois personnes minimum.

Dès le moment ou on attaque des sorties à trois, il faut prévoire un peu de matériel « au cas ou » obligatoire.

Il faut prendre un bon sac à dos avec : de la nourriture type granny, une boisson chaude (café, thé, …) des vêtements chaud de rechange (tenue complète, le tout fermé dans un sac étanche) de la crème solaire et des chaussons de rechange pour les bottes Sorel au cas ou on a les pieds mouillés.

Il faut aussi prendre un kit de secours (trousse de secours), une radio avec batterie complètement chargée (voir plus si le groupe est conséquent et deux c’est mieux), de la corde (environ 8m) et une carte ou un gps.

Vous l’aurez compris, quand on se balade, c’est pas le club Med.

Car en plus du sac, notre tenue contre le froid est pas toute légère, le matos pour les prises de photos et vidéos aussi.

Le gros risque sur la banquise c’est de passer au travers de la glace, crevasse et le risque d’hypothermie si il y a une chute.

Avant le départ il faut prévenir la radio du lieu où on va aller et citer tout les noms des randonneurs.

Pendant la balade, il faut se signaler toutes les heure.

On passe au dessus des crevasses, on marche sur de la glace vive puis on s’enfonce de 20 cm dans la neige.

Il y a des iceberg pris dans la banquise mais on ne peut s’en approché qu’à moins de 40 mètres ou deux fois leurs hauteur.

Poche d'eau dans la banquise
Poche d’eau dans la banquise

Il y a les poches d’eau prise dans la glace qu’il faut contourner car c’est une couche d’eau coincé entre deux épaisseurs de glace. L’eau réchauffe la glace du dessus qui devient très fine.

Pour info, il faut minimum 25cm de glace pour soutenir le poids d’un homme. A cette période, en moyenne il a y 2 mètres de glace sous nos pieds.

Pendant la balade des manchots Adélie nous suivent. Le fait qu’ils ont une mauvaise vision de loin, ils pensent suivre leurs copains mais quand ils sont à environ 4 mètres de nous ils se rendent compte et détallent en poussant leur cri.

C’est très sympathique a observer. Il y a aussi les manchots empereur et des phoques.

La balade a duré 5h pour environ 6km.

Repas de midi sur la banquise
Repas de midi sur une petite île au milieu de la banquise
Un phoque bien tranquille
Un phoque bien tranquille

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Le voyage 2/2

Les premières heures de traversé ont été plutôt calme le temps de s’éloigner des côtes.

Ensuite on sait pourquoi ce bateau est surnommé le « Gastrolabe ».

Le bateau ne possède pas de quille, il peut se rapprocher au plus près des côtes mais a le désavantage de le faire rouler comme un bouchon, ce n’est vraiment pas agréable.

La 1ère nuit se passe quand même sans problème mais le repas du soir était light.

On mange très bien à bord, il suffit juste d’avoir le courage et l’envie de manger.

Le réfectoire se situe quasiment dans le nez du bateau. Ça bouge, ça bouge ….

Les deux jours suivant se sont bien passés malgré avoir franchi les 40ème et 50ème.

En fin du 4ème jours de navigation on est entré dans un morceau du pack peu compacte mais très impressionnant.IMG_1367IMG_1370

                                                                                    1er iceberg en vue !

Une fois avoir franchi ce pack, on a navigué dans des eaux libre. Le fait d’avoir passé le 1er pack a cassé toutes les vagues. On a eu le sentiment d’être plus dans un train que sur l’Astro.

Le soir on est arrivé dans le deuxième et plus compacte pack. Le choc du bateau contre la glace est vraiment impressionnant, des fois, on est presque projeté si on se tiens mal. Les Photos on était prises vers 23h45. On peut remarquer que le soleil ne se couche plus maintenant.

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Le lendemain matin, on est à l’arrêt complet, on a atteint la banquise vers 4h du matin. Je fait connaissance avec mes nouveaux voisins.

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Les consignes de sécurité données par le pilote de l’hélico, on va pouvoir débarquer à DDU.

Le temps de vol est court, environ 10min mais le bateau a réussi à s’approcher à 34km ce qui est très bien.

Enfin, DDU en vue, ça y est, le pied est posé sur le sol de l’île des pétrels.

Il est environ 10h, on est le 12 décembre 2014, je suis arrivé à destination.

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L’hélico, avec une caisse permettant le transport de différents matériaux.
L'hélico sur la drop zone de DDU
L’hélico sur la drop zone de DDU

L’Astrolabe

L’Astrolabe est un navire polaire Français qui assure la logistique en Terre Adélie.IMG_1146

   Il assure 5 rotations qui permettent l’envoi de matériaux, de vivres et de carburant nécessaire au bon fonctionnement de DDU, Cap prud’homme et Concordia (Dôme C).

Il mesure 65m de long pour 12,80m de large et 4,80 de tirant d’eau.

Il est de classe A et de catégorie capacité glace (semi brise glace).

Il peut transporter dans ses 13 cabines, 48 personnes.

L’équipage est composé de Français, Ukrainiens et Philippins.

Il peut transporter deux hélicos (un en soute et l’autre sur la plate forme à l’arrière du bateau).

Il faut compter 5 jours minimum de traversée, pour arriver dans les environs de DDU (entre 30 à 70km).IMG_1148

Hobart

Hobart est une ville accrochée en bord de mer qui ne possède pas de hauts immeubles mais pourtant de style américain.

Les habitants sont vraiment très agréables et ils font un effort de prononciation car ils ont un sacré accent.

La fréquentation des voitures est assez impressionnante, de plus il y a beaucoup de véhicules dont les pots d’échappement sont excessivement bruyants.

La vie y est quand même relativement chère. C’est un peu l’équivalent de Nice.

Le Diable de Tasmanie
Le Diable de Tasmanie

On a eu la chance de pouvoir s’y balader et même de pouvoir faire un tour en bus et louer une voiture pour une après midi car le bateau a d’abord rencontré un problème sur un des moteurs plus important que prévu, puis un problème sur une pièce d’un des générateurs.

Kangourous
Kangourous

 

 

J’ai pu visiter un parc national où j’ai vu des très gros arbres (eucalyptus) et visité une sorte de réserve pour animaux.

 

 

Il y avait des Koalas, des Wombats, des Diables de Tasmanie et des Kangourous.

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         On est parti de Hobart le 06 décembre 2014 à 9h30.

Départ de Hobart
Départ de Hobart

Le voyage 1/2

Et voilà, j’y suis enfin …

Le départ est si proche …

Je viens de finir mon dernier jour de travail et je profite de ce petit mois avec mes amis, ma famille, …

Le voilà qui vient de passer si vite et pourtant il m’a paru une éternité.

Depuis le séminaire des mails de la TA 65 ont circulé, certains ont eu la chance de partir à R0, moi ce sera pour R1 c’est à dire début décembre.

Mi novembre la date officielle du départ est donnée, le dimanche 30 novembre 2014, décollage pour Hong Kong à 12h25 depuis Charles de Gaulle.

Dès la lecture du mail je me précipite sur le site de la sncf pour acheter les billets de train. Je ne serais pas seul à faire le voyage, ma maman et ma sœur ont décidé de m’accompagner le plus loin possible. Un restaurant est organisé avec la famille qui a pu se libérer pour l’occasion.

Le réveille sonne, je viens de passer ma dernière nuit à la maison et je ne sais même pas encore où je dormirai la nuit prochaine.

Après une ultime vérification, je quitte ma chambre pour m’asseoir dans le train de 6h du matin direction Charles de Gaulle. A l’aéroport, j’ai la surprise de voir Aurélie et Aurélien, qui on fait le déplacement pour me dire au revoir.

Et là commencent les procédures d’enregistrement, le groupe d’hivernants se forme, les dernières consignes sont passées par Viviane avant d’aller dans la zone d’embarquement.

Un dernier café avec la famille et les A – A puis c’est les au revoir. On prend un Boeing 777 pour faire le vol jusqu’à Hong Kong qui durera plus de 11h.

A l'intérieur du Boeing 777
A l’intérieur du Boeing 777
Vol Paris - Hong Kong
Vol Paris – Hong Kong

A l’arrivée, gros décalage horaire, ça fait bizarre mais il ne faut pas dormir pour pouvoir commencer à s’adapter au décalage car il est 7h du matin.

Après une longue attente à HK (12h) on prend un Boeing 737 pour Melbourne. Durée du vol 9h … heureusement il y a plein de films dans l’avion mais pour rattraper le décalage horaire une bonne nuit de sommeil était la bienvenue.

Boeing 737 à Hong Kong
Boeing 737 a Hong Kong
Vol Hong Kong - Melbourne
Vol Hong Kong – Melbourne

Pour les deux vols, on a utilisé la Compagnie Cathay Pacific. Les repas sont très corrects ainsi que la prestation à bord. Pour le dernier vol, Melbourne – Hobart on prend un Airbus  A330 de la compagnie Virgin Australia. On sent que c’est du low-cost mais le vol ne dure que 1h30.

Airbus A330 à Melbourne
Airbus A330 a Melbourne

Arrivée à Hobart le 2 décembre à 13h.

Un bus nous emmène jusqu’au quai de l’Astrolabe pour la suite du voyage.

Arrivée a Hobart
Arrivée a Hobart